Fermeture Bois de la Cambre (update)

 
Dans un précédent article, nous avons déjà eu l’occasion de traiter de la fermeture du Bois de la Cambre décidée unilatéralement par la Ville de Bruxelles, avec le soutien de la région bruxelloise.
 
Au vu du nombre important de messages que nous avons reçus depuis, en particulier depuis la rentrée scolaire, force est de constater que cette fermeture suscite de vives réactions.  
Là où les uns se réjouissent, les autres sont en colère contre cette mesure qui les atteint directement.
 
Nous considérons que toutes les opinions sont respectables et, en tant que telles, nous sommes à l’écoute de l’ensemble d’entre elles.
Nous sommes conscients que les temps changent et ne sommes pas en faveur d’un statu quo à tout prix.
Pour autant, tant qu’il n’existe pas d’alternatives valables et suffisantes, il nous paraît important de défendre aussi les intérêts d’une partie de nos concitoyens pénalisés (ex: navetteurs, travailleurs, patients des hôpitaux bruxellois, écoliers, familles recomposées …) par une mesure qui, rappelons-le, a été prise par les autorités bruxelloises sans étude d’impact ni alternatives et aménagements dignes d’un projet de cette envergure.
 
Trois réunions de concertation auxquelles étaient invités les bourgmestres des communes avoisinantes dont Rhode, Uccle, Linkebeek, Ixelles et Boisfort ont été tenues.
Notre Bourgmestre, Pierre Rolin, était présent à chacune d’elles.
 
La première réunion a eu lieu le 8 juillet en présence des autorités Bruxelloises (Ville et Région) et des bourgmestres des communes précitées.
De cette première réunion, il est ressorti très clairement la volonté politique du Bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, d’aboutir à un terme ne dépassant pas dix années, à la fermeture complète et permanente du Bois de la Cambre aux véhicules à moteur.
Toute solution d’ouverture temporaire en fonction des saisons, vacances scolaires, heures de pointe ayant été rejetée.
A l’issue de cette réunion, une seule décision a été prise à l’unanimité ; celle d’élargir durant l’été la Chaussée de la Hulpe à hauteur du croisement avec l’avenue Franklin Roosevelt.
 
La réunion suivante a eu lieu le 5 août, par téléconférence en « présence » des mêmes intervenants.
Au terme de cette réunion, et malgré divers points de désaccord clairement exprimés de concert par les Bourgmestres d'Uccle et de Rhode, les autorités bruxelloises ont décidé de maintenir la fermeture du Bois et de procéder à une phase de tests de 2 mois, soit du 14 septembre au 15 novembre. Uccle et Rhode ont fait la contre-proposition de réouvrir partiellement le Bois durant ce test et d'instaurer une circulation à double sens dans le bois entre la Drève de Lorraine en tournant à gauche vers et depuis le rond-point de l’avenue Louise. Cette proposition a été rejetée par les autorités bruxelloises.
 
En ce qui concerne les habitants du Sud de Bruxelles, Bruxelles Mobilité entend diriger un maximum de véhicules vers l’Avenue Franklin Roosevelt via la Drève de Lorraine. Pour faciliter ce trajet, il a été prévu de maximiser le temps au vert du feu au croisement de la Drève de Lorraine et de la Drève St Hubert (à hauteur de Roche Bobois) et également du feu au croisement de la Drève de Lorraine et de la Chaussée de la Hulpe.
Juste avant la rentrée scolaire, il a aussi été procédé à des travaux d’élargissement d’un court tronçon de la Chaussée de la Hulpe à l’abord des feux de l’Avenue Franklin Roosevelt.
Toujours d’après Bruxelles Mobilité, la combinaison de ces mesures devrait permettre le passage supplémentaire de +- 300 véhicules à l’heure vers Franklin Roosevelt (actuellement, on compte +- 800 véhicules à l’heure).
Bruxelles-Mobilité dispose des informations provenant de Google, Waze, et Android grâce auxquelles elle peut mesurer les temps de trajet réels à toute heure du jour et de la nuit, pour chaque type de véhicule.
Ce sont ces données qui serviront de base pour interpréter le succès ou l’échec de la période d’essai.
 
Outre son désaccord sur le scénario testé, notre Bourgmestre, Pierre Rolin
  • a posé  la question essentielle de savoir quels étaient les critères objectifs qui permettront d’évaluer le succès ou l’échec de ce test grandeur nature. Autrement dit, a quels chiffres età quelle(s) période(s) seront comparés les résultatsde ce test de 2 mois?

=> Les autorités bruxelloises ont non seulement refusé que les données relatives au trafic AVANT la fermeture du bois servent de base de comparaison mais aussi que l’évolution du trafic des vélos et piétons dans le Bois puisse être considérée comme un critère d’évaluation du test. Il semblerait que le principal critère sera l’évolution du temps de parcours moyen vers Bruxelles pendant la période test par rapport à celui enregistré depuis la récente fermeture du Bois.

  • Il a également demandé que l’impact sur le trafic de contournement dans les quartiers alentours de la Chaussée de Waterloo soit pris en compte.
  • Enfin, en cas de constat d’échec, il a demandé avec le Bourgmestre d'Uccle que soit rétablie une ouverture du Bois au minimum durant les heures de pointe et/ouque soit testé dans la foulée un autre scénario permettant la jonction dans les 2 sens entre la Drève de Lorraine et l’Avenue Louise via l’avenue de Diane et l’Avenue de la Belle Alliance, ce qui laisserait encore aux piétons et cyclistes plus des ¾ du Bois de la Cambre. Aucune réponse n’a été apportée à ces demandes.
La 3ème réunion du 2 septembre n’a pas apporté d’avancée majeure.
 
A la veille de cette période test, le plan de circulation sera donc le suivant à compter de ce lundi 14 septembre :  
  • Boucle sud : maintien de la fermeture totale du Bois à hauteur de l’entrée de la drève de Lorraine excepté pour le bus 41, les véhicules prioritaires, le transport organisé des PMR et les bus scolaires de l’école européenne qui le souhaitent ;  
  • Boucle nord : possibilité d’une circulation à double sens sur l’avenue de Diane, entre Ste Elisabeth et l’Avenue Louise (1 bande dans le sens nord-sud et 2 bandes dans le sens sud-nord)
La Commune de Rhode a mandaté un avocat pour défendre les intérêts de rhodiens dans ce dossier. Il travaille de concert avec l'avocat mandaté par d'autres communes.
 
Article rédigé par Dominique Neirynck
 

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